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Bulletin n°22Nostalgie quand tu nous tiens... |

Les adoptants qui connaissent l’orphelinat de Thu’ Duc (Mam Nom 2) en banlieue de Saigon connaissent peut-être le petit restaurant qui ouvre tous les jours à quelques dizaines de mètres de l’orphelinat. Alors séquence “ souvenirs ” pour tous ceux là, et découverte (voire publicité) pour les autres...Extrait des notes de voyage d’Agnès et Sylvain AJAS en octobre 1996 :
(pour mieux se le représenter, fermer les yeux et imaginer tout cela)“ Le midi, en semaine, nous mangeons près de l'orphelinat de Thu’ Duc dans une gargote où nous avons nos habitudes. La Bababa (bière 333) et le coca nous y attendent au réfrigérateur. Un bol de phô (prononcer "fe") ou une assiette de riz avec du poisson ou du poulet. Puis quelques petites bananes ou des longuanes.
Le couple qui tient la gargote nous connaît bien et nous faisons, au bout de quelques semaines, partie du décor; de même que nous assurons le fond de roulement du commerce... car nous payons plus cher que les ouvriers locaux... pour le même plat.
Les serviettes, fraîches, humides et parfumées sont un véritable bonheur par ces temps de canicule. Seul inconvénient, nous sommes à moins de vingt-cinq mètres de la route d'Hanoi et de ses coups de klaxons tonitruants.
La patronne apporte le phô : soupe à base de bouillon de poule, de vermicelles de riz, de lamelles de viande de poulet et de foie, de cerfeuil, de coriandre, de ciboule, de germes de soja, et de poivre, véritable constituant du plat vu la quantité. Il paraît que cela tue les microbes. La cuillère en fer blanc et des baguettes sont nos seules aides pour manger; d'ailleurs nous devenons, à force d'habitude, des experts de la baguette.
La famille des patrons mange à côté de nous : les parents et les trois enfants. Deux ou trois cagnes traînent dans l'espoir d'un reste... Les informations locales sont diffusées en français vers treize heures, le son au maxi, toujours à cause de la proximité de la route.
Les ventilos qui font voler les feuilles du calendrier, une image pieuse accrochée au mur lépreux sous les tôles ainsi que les ouvriers qui viennent y manger : la gargote de Thu’ Duc fait partie de nos bons souvenirs. Quand nous retournerons au Viêt Nam, nul doute que nous y retournerons... si elle est encore ouverte ”.
Pour faire comme si on y était : recette du PHÔ de la gargote de THU DUC.
Dans une grande quantité d’eau, mettre 1 bouillon de volaille (pour une recette au poulet) ou 1 bouillon de bœuf (pour une recette au bœuf).Pour vraiment faire comme si on y était :Ajouter :
Laisser cuire doucement pendant 20 minutes.
- des morceaux de poulet déjà cuits (ou des morceaux de bœuf, déjà cuits, eux aussi) ;
- du vermicelle de riz (trempé préalablement dans de l’eau chaude pendant 15 minutes) ;
- du soja frais ;
- du coriandre frais ;
- du persil ;
- de la sauce “soja” ;
- du sel et du poivre gris (se mange normalement avec beaucoup de ce dernier ingrédient : cela tue les microbes... si l’on supporte...).
A déguster très chaud.ajouter les informations régionales télévisées à fond,Nostalgie quand tu nous tiens...
faire de la poussière ;
prévoir aussi une corne de supporter de football, à actionner de temps en temps !