1ère histoire
Le dimanche 29 juillet dernier, une amie et collègue de travail
a organisé chez elle, une garden-party pour son anniversaire.
Tous les invités, comme à l’accoutumée,
se sont inquiétés du « quoi apporter ? »
surtout après qu’elle ait fait savoir haut et fort qu’elle
ne voulait rien. Ainsi donc, mon épouse, mes enfants et moi
arrivons à la garden-party, avec des petits cadeaux rien que
pour ses enfants (ben oui, on ne se refait pas...). Arrivent les autres
convives. Et là j’assiste à un drôle de
manège. Au fur et à mesure de leur venue je vois qu’ils
n’ont pas de paquets mais qu’ils déposent une enveloppe
dans un petit panier... J’appelle discrètement Maryline,
my wife, et lui dit que j’ai sûrement du rater un épisode
ou un mail au bureau... On est mal, mais tant pis, on va assumer...
Et les enveloppes qui s’amoncellent et moi qui suis de plus
en plus gêné... Je me renseigne auprès d’autres
collègues de bureau, qui me disent l’air de rien qu’il
ne s’agit que de cartes anniversaires... Tout de même,
autant de cartes, bizarre.
Puis tout à coup, en plein milieu du repas, mon amie vient
vers moi et me tend le panier : « Hé bien voilà,
c’est pour ton association ! J’ai demandé aux invités
en guise de cadeaux pour mon anniversaire, de faire un don à
Fleur Blanche ! »
JE SUIS RESTE BABA !!!!!!!!
Je n’en revenais pas (et encore maintenant du reste...). Fébrilement,
la larme à l’œil, j’ai donc ouvert une à
une les enveloppes et totalisé les dons.
Il y en avait pour 3000 Frs, oui vous avez bien lu !, trois mille
francs (ndlr : c’était en 2001).
Magnifique, non ?
Je trouve l’idée géniale et on ne peut plus généreuse.
Elle peut être renouvelée par quiconque d’entre
nous...
Amitiés
Raymond
2ème histoire
Coup de fil au bureau le vendredi 14 mars après-midi (ndlr
: 2003).
« - Bonjour Sylvain, c’est Patricia… Dis-voir, je
repensais à tout ce que fait votre association pour les enfants
pauvres au Viêt-Nam, et il m’est venu une idée.
»
Me voilà attentif à cette pause bienvenue (surtout le
mot « Viêt-Nam ») en plein dossier rébarbatif
.
« - Ce que vous faites est vraiment super et j’aimerais
vous aider. J’ai deux bons de caisse qui seront bientôt
à échéance. Je te les donne pour « ton
» association. Pour aider ces enfants pauvres que vous aidez
pour qu’ils soient opérés des malformations que
tu m’as montrées. Est-ce que votre association accepterait
? Est-ce que vous seriez d’accord ?
- C’est vraiment gentil à toi Patricia de penser à
nous, à eux surtout… » mais elle me coupe :
« - C’est deux bons de 10.000 Frs chaque, mais ils te
seraient payés en euros bien sur. Qu’en dis-tu ? »
Je ne sais plus bien ce que j’ai bredouillé mais je ne
savais plus trop comment dire ma reconnaissance à cette amie.
Nous avons déjeuné ensemble il y a quelque jours dans
un fast-food vietnamien (bien sûr) où elle m’a
remis les deux bons.
Sylvain
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