Bulletin n°36

Le mot du président


dernière modification : 12-Nov-2005

 
Sylvain AJAS

Certains s’interrogeront peut-être sur la signification de l’éloge de la fatigue dans ce bulletin de Fleur Blanche (aller à la page).

Au moment de l’enthousiasme de la fête des 10 années d’activités de notre association, je souhaite juste encourager le plus grand nombre à continuer le chemin, sans ignorer ce que cela coûte.
Les résultats obtenus dont nous sommes si fiers ne sont pas dus à des fanfaronnades mais à des actes concrets qui ont été acquis avec de l’opiniâtreté, de la persévérance, bien des nuits blanches, des week-end où l’on est content de retrouver son atelier, son chantier ou son bureau le lundi.

Maintenant, certains se sont mêmes lancés dans l’aventure parallèle de Destinées, comme s’ils manquaient d’occupations !

Non, lisons bien cet éloge de la fatigue pour tenter d’expliquer combien il est important de donner : du temps, de l’attention, notre sueur.

Combien la générosité envers notre prochain est bien préférable à des soirées « pépères ».

Que ce soit en emballant un lit pour le conteneur, que ce soit en mettant en page le bulletin.

Que ce soit en aidant une famille à se compléter, en organisant une manifestation de collecte de fonds ou encore en mettant à jour notre site internet.

Que ce soit en montant un dossier de demande de subvention ou même, parfois, en s’engueulant pour une broutille.

Ce que chacun fait, plus ou moins dans son coin, est tout simplement admirable car strictement rien, aucune obligation ne nous enjoint d’en faire encore plus.

Sauf cette étincelle de générosité qui, je l’espère, va continuer à éclairer la route de pauvres viêtnamiens et de leurs enfants.

Quand nous nous sommes retrouvés à 4 ou 5 lors d’un samedi de préparation du conteneur, ce printemps, alors qu’il aurait fallut, au minimum, être le double, j’ai eu un vrai doute. Etait-ce le dernier conteneur ?

C’était sans aucun doute pour la plupart un malencontreux hasard qui les avait rendus indisponibles ce jour-là et pour les quelques uns présents un moment de découragement bien naturel.
Je crois finalement que j’ai eu vraiment tort de m’inquiéter...

Sylvain AJAS